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Parcours "Music"

Au départ de la Place de Clichy, prenez la rue de Douai, marchez jusqu'a la place Adolphe Max, au centre se situe le Square Berlioz:

               

Un petit square avec une statue en pierre de Berlioz au milieu du jardin. L’original, beaucoup plus fidèle que la statue actuelle, était de bronze mais n’existe plus de nos jours. La statue fut inaugurée au cours d'une cérémonie le 17 octobre 1886; le square s’appelait à l’époque le Square Vintimille. L’allocution fut prononcée par Ernest Reyer, fidèle ami et défenseur de Berlioz.

Descendez ensuite la Rue de Vintimille, là, Place Lili Boulanger, au 36 Rue Ballu, se dresse l'immeuble où vécurent Nadia et Juliette-Marie Olga Boulanger dite Lili Boulanger.

En 1909 elle est admise au conservatoire, elle suit les cours de Paul Vidal pour la composition et ceux de Maurice Emmanuel. En 1911-1912 elle compose des cantates ( l'Hymne au soleil).  Avec sa cantate Faust et Hélène, elle obtient le premier prix de Rome en 1913 (elle est la première femme à obtenir cette distinction).

En 1914, malgré une santé précaire, elle se rend à la villa Medicis, puis à cause de la guerre s'installe à Nice où elle esquisse le cycle vocal Des clairières dans le ciel sur un poème de Francis Jammes, des œuvres instrumentales et des psaumes.

De retour à Paris, Elle fonde avec sa sœur Nadia un comité Franco-Américain du Conservatoire d'aide aux combattants.

En 1916 elle séjourne de nouveau plusieurs mois à la villa Medicis. En 1917, une intervention chirurgicale ne rétablit pas sa santé. Elle a encore le temps d'achever les trois Psaumes, Vieille prière bouddhique pour voix et orchestre, Un matin de printemps, pour violon/flûte et piano, et son chef d'oeuvre Pie Jesu pour voix, orgue, quatuor à cordes et harpes qu'elle dicte à Nadia alors qu'elle succombe à une tuberculose intestinale.

Marchez ensuite le long de la Rue BALLU.

Au 23, rentrez "VILLA BALLU". Faites attention aux sculptures à l'intérieur du porche, représentant des anges.

Dans cette petite impasse pavée vous serrez surpris par le calme, le silence.

De part et d'autre, de somptueux immeubles et Hotels particuliers aujourd'hui transformés en bureaux pour la plus part.

 

Continuez la rue Ballu, au 11bis arrêtez et contemplez ce bâtiment, c'est la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.

Au bout de la rue Ballu, remontez la rue Blanche, au 78, la maison où est décédé Theodore Ballu, qui était en autre, l'architecte de l'hotel de Ville et de l'église de la Trinité

Tournez à droite dans rue de Douai, au 22 de la rue, la Maison où vécut Georges Bizet.

Continuez, et sur votre gauche remontez la rue Duperré, elle vous mènera jusqu'à la Place Pigalle, remontez le boulevard jusqu'à la petite pompe à essence, rentrez ensuite dans un immense porche ou se trouve tout au fond la rue Alfred Stevens (qui est en fait un impasse), puis tournez a droite.    
Descendez la rue, et tournez à gauche sur l'avenue de Trudaine, remontez l'avenue jusqu'au square d'Anvers que vous traverserez. Vous arrivez alors au niveau de la Station ANVERS, tournez à droite, empruntez l'espace civilisé planté, vous passerez devant les salles de concert mythiques La BOULE NOIRE, La CIGALE, puis le cabaret MOULIN ROUGE, la LOCO.  

Au 8 du Boulevard de Clichy, la maison ou vécut Darius Milhaud.


Il entre en 1909 au Conservatoire de Paris, où il suit les classes de Gédalge et Widor, et complète sa formation avec Charles Koechlin. Engagé comme secrétaire par Paul Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio. Il est associé (par le critique Henri Collet) au Groupe des Six (avec George Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre) rassemblé autour de Cocteau. C'est l'époque du Boeuf sur le toit, mais aussi des Choéphores et des Euménides. En 1923, au cours d'un séjour aux États-Unis, il découvre le jazz. En 1940, fuyant les nazis, il repart pour les États-Unis, où il enseigne au Mills College d'Oakland (poste qu'il conservera jusqu'en 1971). L'arthrite qui le paralyse peu à peu ralentit à peine son activité incessante couronnée en 1971 par l'élection à l'Académie des Beaux-Arts.

Milhaud laisse une oeuvre gigantesque : plus de 450 opus dans tous les genres de toutes les combinaisons instrumentales (« opéra-minute », « symphonie miniature »).Il a écrit deux quatuors à cordes qui peuvent être joués ensemble sous forme d'octuor, les caractéristiques de son oeuvre sont l'utilisation de la polytonalité, celle des rythmes exotiques ou du jazz (La Création du monde, 1923) et le lyrisme.

 

Faites ensuite un petit tour dans la Cité Véron.  
Et continuez votre route jusqu'à la Place de Clichy.  
   

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